Si pour M. de Ramesay, il lui était reproché sa faiblesse
Dans le cas de Chaussegros de Léry, pour Paris, l’opinion était faite. la situation est claire. Lorsqu’à la fin de 1765 Chaussegros demandait la permission de rentrer en France, les instructions étaient à l’effet que s’il se montrait aux frontières il devait être mis en état d’arrestation. On spécifiait que c’était en raison de ses agissements lesquels avaient été surveillés à Londres. (Archives du Canada 1766)
Son biographe (DBC) fait état que Chaussegros réaffirma son allégeance à la couronne britannique, dont il recevait une pension annuelle de £200, en signant une pétition qui dénonçait la conspiration des Américains et de la République française contre les Canadas.
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Mais qui était Chaussegros de Léry?
Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry (1721-1797)
Né à Québec, le 20 juillet 1721, fils de Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry, ingénieur militaire et de Marie-Renée Legardeur de Beauvais. Son prénom s'orthographiait aussi Joseph-Gaspard.
Fit des études de génie militaire dans les troupes de la Marine.
Personnage important au pays, sa biographie (DNC) fait été d'importants états de service en Nouvelle-France. Comme ingénieur il dressa des cartes, procéda aux travaux de fortifications. Il fit carrière dans l'armée.
(voir la biographie au complet en annexe)
Quelques extraits de sa biographie.
Chaussegros avait survécu à la rupture provoquée par la Conquête en liant étroitement ses sentiments de loyauté à ses intérêts personnels. Il avait réussi, avant 1760, à cultiver l’amitié d’hommes aussi influents que La Galissonière et Vaudreuil, et il continua habilement par la suite d’en user de même, et avec de bons résultats, à l’égard de Carleton, de Charles et George* Townshend, du gouverneur Haldimand et du prince Edward Augustus*.
Reconnaissant, en 1775, qu’il était l’obligé de la Grande-Bretagne, il parla de « la crédulité et simplicité de beaucoup d’habitants » qui avaient épousé la cause américaine. Il était aussi guidé par son amour pour ses fils, n’épargnant aucune peine pour assurer leur avenir. Il renvoya son second fils en France, en 1783, à la suite de ses inutiles efforts pour lui obtenir une commission dans l’armée britannique ; de nouveau, en 1796 et en 1797, il chercha à obtenir que deux de ses fils puissent faire carrière dans l’armée britannique. Toutefois, aussi longtemps que se maintint la monarchie française, il reçut, en reconnaissance de ses services antérieurs, une pension de 590ª, mise à la disposition de ses fils tant qu’ils étudièrent en France. Trois ans avant sa mort, Chaussegros réaffirma son allégeance à la couronne britannique, dont il recevait une pension annuelle de £200, en signant une pétition qui dénonçait la conspiration des Américains et de la République française contre les Canadas.
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Pour en savoir plus, voir les échanges sur le forum TRIBUNE HISTOIRE
"L'incroyable odyssée d'un faux triomphe anglais au Canada!"